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14 juin : la (r)évolution digitale et ses conséquences pour le secteur bancaire et de l'assurance

Supports de conférence

PUBLIÉ LE 04.07.2017

Mercredi 14 juin 2017, LPFT organisait son 2e évènement phare de l'année de ses 30 ans, sur le thème : la (r)évolution digitale et ses conséquences pour le secteur bancaire et de l'assurance. Découvez la synthèse de l'évènement, sous la forme "Echo d'une participante" :

 

Faut-il s’inquiéter pour les banques françaises, et pour l’emploi ?
Si l’ampleur des défis est là, l’heure n’est pas au pessimisme pour autant parce que ce secteur est rompu à la transformation. Il suffit de remonter aux années 70’s, quand le rapport Nora Minc comparait l’industrie bancaire à la sidérurgie. Les propos de Valérie Ohannessian, DGA de la Fédération Bancaire Française, en ouverture de la conférence de Lyon Place Financière et Tertiaire du 14 juin dernier sont fermes et pointent l’ampleur de la tâche et la responsabilité de ce secteur en matière d’aménagement du territoire, comme acteur de premier rang du lien social. Sécurité, réglementation, proximité sont les clés de la confiance dans un environnement qui cherche à faire bouger le cadre.

Il est vrai que l’industrie bancaire n’a pas été épargnée au cours des dernières années, ni par l’inflation réglementaire à l’origine de 50% des investissements, ni par la crise et encore moins par les taux bas. D’où un recul net de la rentabilité de la banque de détail : 10% contre 35 à 40% il y a 10 ans.

Cette nécessaire transformation s’opère dans un univers extrêmement balisé et réglementé. De fait, c’est là que va se cristalliser la pierre d’achoppement avec les fintech, venues subrepticement ubériser des éléments partiels de la chaîne de valeur. Les enjeux se situent d’abord au niveau européen, qui diligente la DSP2, réglementation dont il serait question d’exonérer les nouveaux entrants. La France semble tentée d’être pionnière et d’ouvrir une brèche…

La question de l’équité des réglementations prend de toute évidence une importance grandissante et est défendue par la Fédération Bancaire Française. Elle plaide la neutralité réglementaire, l’équité, en rappelant que c’est la protection du client qui est au coeur de ces questions. Particulièrement en matière de protection des données personnelles (privacy) que certaines fintech seraient facilement tentées de commercialiser… ne serait-ce que le temps de rendre leur modèle rentable, comme celui des agrégateurs.
Autre enjeu, celui des infrastructures bancaires dont nous devons la grande qualité aux investissements consentis par tous les acteurs depuis bien longtemps. Faut-il plaider pour leur libre accès ? Au risque de créer de nouvelles zones de risque pour tous ? L’Europe est interpellée, les clients aussi. Comment se fera la mise en oeuvre sur la Directive sur les services de paiement ? Jusqu’où les clients sont-ils prêts à des concessions dans le domaine de la sécurité ? Enfin, les banques sont interpellées au premier chef ; leurs visions ne convergent pas forcément. Et pour cause : les fintech peuvent être aussi des relais de croissance.
C’est le temps des défis et c’est aussi celui des paris … A suivre !

 

 

Découvrez toutes les photos ici.

 

Retrouvez également le résumé de la conférence dans cet article de notre lettre d'information : cliquez ici

MOTS-CLÉS : digital ; banques ; assurances ; FBF